| Thèmes > Arts > Sculpture > Par genre > La Conchyliologie > La Conchyliologie et l'Afrique |
|
Au Xè et XIè siècle les CAURIS, MARGINELLES et OLIVES sont les coquillages les plus couramment affectés aux échanges. Les Cauris Cypraea annulus et Cypraea moneta, Cypraea caurica ou Erronea caurica Linné, Cypraea onyx, Cypraea argus, Cypraea eglantina étaient utilisés autour du Golfe du BENIN depuis le SENEGAL jusqu'au fleuve Congo, répandus par les marins arabes, juifs et européens.
Les Cauris servaient souvent de lest dans les navires, puis échangés en "monnaie". Ils étaient enfilés par "liasses" de 12, 20, 40 ou 100 unités selon le système monétaire du lieu. A l'instar des Cauris, les MUSANGA, disquettes de coquillles d'escargot de l'Achatiana monetaria qui avaient cours dans certaines contrées étaient enfilées par un trou central pour faire des "colliers". LES MARGINELLES avaient cours dans la boucle du NIGER.
L'OLIVANCILLARIA NANA (Ki-Kongo) a eu cours dans le royaume du CONGO jusqu'au 16ème siècle et a été dénomé le NZIMBU.
De 1850 à 1860, 35.000 tonnes de MONETARIA MONETA envahirent l'Afrique et furent échangés contre de l'huile de Palme, puis contre des ESCLAVES.
La colonisation Européenne (1886) amenera la disparition progressive de ce type de monnaie dont l'utilisation fut interdite par la loi dans les colonies françaises.
On raconte en 1949 que dans le Sud-Est du NIGER, il fallait 70.000 Porcelaines pour acheter une EPOUSE. De nos jours, seuls les Cauris circulent encore, très timidement entre les peuples du Sud-Ouest du BURKINA FASO et du Nord du GHANA. C'est la seule région du monde ou ces coquillages ont réussi à sauvegarder leur rôle monétaire. |