| Adam de la Halle | |
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(Arras v. 1237-v. 1287), également appelé Adam le Bossu, trouvère picard, auteur d'une uvre poétique importante pour le théâtre profane du Moyen Âge et l'un des créateurs de l'ars nova. Contraint de quitter Arras à la suite de dissensions avec l'administration de cette ville, Adam rima vers 1272, un Congé, qui, sur le thème lyrique de l'exil et de la séparation, mêle le sarcasme, l'éloge courtois et la reconnaissance. La modernité de cette uvre réside dans l'apparition, alors nouvelle, de l'allusion autobiographique et du message personnel. De retour à Arras, Adam composa, vers 1276, le Jeu de la feuillée, pièce dramatique où se succèdent scènes satiriques, burlesques et féeriques, qui préfigure, par l'intervention de la folie, la sottie, genre qui n'apparaîtra qu'au XVe siècle. D'un type différent, le Jeu de Robin et de Marion, vraisemblablement antérieur au Jeu de la feuillée, est la mise en scène d'une pastourelle, où interviennent le chant et la danse, sans accompagnement musical. Influencés par le Jeu de saint Nicolas (v. 1200) de Jean Bodel qui accentuait le processus de laïcisation du théâtre, les «!jeux!» d'Adam constituent dans l'histoire du théâtre français les deux plus anciens exemples de théâtre d'inspiration entièrement profane. Novateur à la scène, Adam le fut également dans le domaine de la musique en introduisant la polyphonie dans ses motets et ses rondeaux, ces derniers constituant un des chefs-d'uvre de la musique du XIIIe siècle. |
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