Clemenceau, Georges


A partir de 1875, il apparaît à la Chambre des députés comme le chef de la gauche "radicale" et devient le porte-parole éloquent des intérêts ouvriers et des libertés démocratiques. Il plaide en faveur de l'amnistie pour les communards et mène de multiples attaques contre les gouvernements modérés des "opportunistes" (d'où son surnom de "tombeur de ministères"). 
Créateur de la Ligue des droits de l'Homme, Georges Clemenceau combat la politique coloniale de Jules Ferry, avant de s'opposer aux ambitions bonapartistes du général Boulanger. Gravement touché par le scandale de Panama, il revient sur la scène politique à la faveur de l'affaire Dreyfus. C'est en effet dans le journal L'Aurore, auquel il collabore, que parait la lettre J'accuse d'Emile Zola. Il devient ministre de l'Intérieur et président du Conseil en 1906. 
Raymond Poincaré l'appelle de nouveau à la tête du gouvernement après les graves crises de l'été 1917. Il rend visite aux soldats sur le front et galvanise le moral des troupes (on l'appelle dès lors le "Père la Victoire" ou "le Tigre"). Pendant la Conférence de Versailles, il joue un rôle actif au sein du Conseil des Quatre mais demeure sceptique à l'égard de la création de la Société des Nations. Il se retire de la vie politique en 1920, après un échec à l'élection présidentielle.