Compositeur russe d'origine arménienne,
dont la musique traduit l'influence du folklore caucasien. Né
à Tbilissi (aujourd'hui en Géorgie), il fut formé
au conservatoire de Moscou. Ses uvres de jeunesse, tels le Trio
pour clarinette, violon et piano (1932) et la Symphonie n° 1 (1934)
révèlent une grande puissance lyrique, une utilisation
habile des dissonances et des techniques traditionnelles, ainsi que
l'influence de la musique populaire arménienne, encore plus
évidente dans ses partitions ultérieures. Son Concerto
pour piano (1936), écrit dans une veine héroïque,
marqua l'un des plus grands succès de ses premières
années. Avec la Symphonie n° 2 (1943) et le Concerto pour
violoncelle (1946), le style de Khatchatourian devint légèrement
plus expérimental sur le plan harmonique. En 1948, avec un
groupe de compositeurs, dont Prokofiev et Chostakovitch, il fut sévèrement
critiqué par les autorités soviétiques, pour
cause d'écriture «!formaliste!», ne reflétant
pas l'optimisme et la simplicité des principes du «!réalisme
socialiste!». Artiste du Peuple de l'URSS en 1954, lauréat
du prix Lénine en 1959, il enseigna pendant de longues années
au conservatoire de Moscou. En dehors de ses concertos, Khatchaturian
reste surtout célèbre pour ses ballets: Gayaneh (1942),
qui comprend la célèbre Danse du sabre et Spartacus
(1954), salué comme son chef-d'uvre dès la première
représentation.
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