Mars, vergogneux d'avoir donné tant d'heur Montigné (car tu es aux procès usité) N'étant de mes ennuis la fortune assouvie N'étant, comme je suis, encore exercité Nature est aux bâtards volontiers favorable Ne lira-t-on jamais que ce dieu rigoureux ? Ne t'ébahis, Ronsard, la moitié de mon âme Ni la fureur de la flamme enragée Non autrement qu'on voit la pluvieuse nue Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome O combien est heureux qui n'est contraint de feindre O marâtre nature O qu'heureux est celui qui peut passer son âge O que celui était cautement sage Ores, plus que jamais, me plaît d'aimer la Muse Pâles esprits, et vous ombres poudreuses Panjas, veux-tu savoir quels sont mes passe-temps ? Par armes et vaisseaux Rome dompta le monde Plus qu'aux bords Aetëans le brave fils d'Eson Plus riche assez que ne se montrait celle Puis m'apparut une pointe aiguisée Qu'heureux tu es, Baïf, heureux, et plus qu'heureux Quand ce brave séjour, honneur du nom Latin Quand je te dis adieu, pour m'en venir ici Que ferai-je, Morel ? Dis-moi, si tu l'entends Que n'ai-je encor la harpe thracienne, Quel est celui qui veut faire croire de soi Qui a vu quelquefois un grand chêne asséché Qui est ami du coeur est ami de la bourse Qui voudra voir tout ce qu'ont pu nature Qui voudrait figurer la romaine grandeur Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjour Sacrés coteaux, et vous saintes ruines Seigneur, ne pensez pas d'ouïr chanter ici Si après quarante ans de fidèle service Si celui qui s'apprête à faire un long voyage Si l'aveugle fureur, qui cause les batailles Si l'importunité d'un créditeur me fâche Si les larmes servaient de remède au malheur Si nostre vie est moins qu'une journée Si onques de pitié ton âme fut atteinte Si par peine et sueur et par fidélité Si pour avoir passé sans crime sa jeunesse Si tu ne sais, Morel, ce que je fais ici Sortons, Dilliers, sortons, faisons place à l'envie Sur la croupe d'un mont je vis une fabrique Sur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée Tant que l'oiseau de Jupiter vola Telle que dans son char la Bérécynthienne Tels que l'on vit jadis les enfants de la Terre Toi qui de Rome émerveillé contemples Tout ce qu'Egypte en pointe façonna Tout effrayé de ce monstre nocturne Tout le parfait dont le ciel nous honore Tu ne crains la fureur de ma plume animée Tu ne me vois jamais, Pierre, que tu ne die Un peu de mer tenait le grand Dulichien Un plus savant que moi, Paschal, ira songer Une louve je vis sous l'antre d'un rocher Vivons, Gordes, vivons, vivons, et pour le bruit Vu le soin ménager dont travaillé je suis