Jodelle,
Etienne
(1532-1573)
Combien de fois mes vers ont-ils doré
Comme un qui s'est perdu dans la forest profonde
Des astres, des forêts
Dès que ce Dieu soubs qui la lourde masse
Des trois sortes d'aimer
En quelle nuit, de ma lance d'ivoire
Encor que toi, Diane
Je m'étoy retiré du peuple, et solitaire
Je me trouve et me pers, je m'asseure et m'effroye
Je vivois mais je meurs, et mon cour gouverneur
Myrrhe bruloit jadis d'une flamme enragée
Ô Toy qui as et pour mere et pour pere
Ô traistres vers, trop traistre contre moy
Ou soit que la clairté du soleil radieux
Passant dernierement des Alpes au travers
Vous, o Dieux, qui à vous presque égalé m'avez